Le songe d’une saison d’été

21 avr 2011

La neige fond doucement, les arbres bourgeonnent peu à peu, il va falloir se faire une raison, l’hiver arrive à sa fin ! Bonne nouvelle, Valloire prépare déjà pour vous la saison d’été…

Cette année, tout commence le 12 juin et il y’en aura pour tout le monde ! En plus des activités estivales que vous avez l’habitude de pratiquer sur le domaine – VTT, tennis, golf, parapente, escalade, via ferrata, bob kart, etc. – nous vous concoctons un agenda bien garni. Parmi les rendez-vous à retenir :

  • 24 au 26 Juin : Galibier on road : salon de la moto avec balade et convoi jusqu’au sommet du Galibier
  • 25 Juin au 1er Juillet : La semaine du vélo : la montée du mythique col du Galibier en compagnie de Laurent Brochard
  • 2 et 3 Juillet : Le week end du vélo, avec les randonnées de la Cyclosportive qui relient Bourg d’Oisans à l’Alpes d’Huez via les célèbres cols de la Maurienne et des animations de trial proposées par Bruno Janin, champion de la discipline.
  • 11 Juillet : « L’étape du tour » pour les amateurs. Dix jours avant le Tour, les amateurs peuvent affronter les pentes de cette étape de montagne.
  • 30 et 31 Juillet : VTT – Enduro Series, la coupe de France de course freeride et descente
  • 13 Août : Grand concours de pétanque nocturne organisé par le Ski Club de Valloire
  • 21 Août : Tournoi de Hockey sur glace dans la patinoire Philippe Candeloro
  • 24 au 28 Août : 10ème édition de la foire du tout terrain (4×4, quads, camions, motos …)

Pour garder le rythme, la station accueillera du 23 au 30  Juillet la 3ème édition du Festival du Pic de Sonne, un évènement blues rock mené par des artistes de renom comme Big Ed Sullivan, Mat Smith, Arthur Nielson, Van Wilks et bien d’autres. Du 2 au 11 Août, la place sera donnée à la musique baroque. Dans sa deuxième édition, le festival mené par Amandine Beyer, Gli incogniti, il Gardellino, Jan de Winne, Marcel Ponseele et la Compagnie du Globe reprendront des airs de Rosenmüller, Bach, Vivaldi ou encore Stradellla

Vous l’aurez compris, les plaisirs estivaux arrivent à toute vitesse et il ne manque plus que vous pour partager un bel été à Valloire. Pour plus d’infos sur l’agenda complet de l’été, c’est ici.

A très bientôt à Valloire !

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Big Up à tous pour cette belle saison 2010-2011 !

19 avr 2011

Bientôt les shorts et bermudas auront remplacé les salopettes de ski. La neige s’en va, pourtant ce n’est pas faute d’avoir dansé (lien vers article Snowbreak) pour la faire tomber ! On en voudrait toujours plus !

Heureusement, nous avons réussi à glisser autant que les années précédentes, ceci grâce aux professionnels de la neige. Nous souhaitons remercier une fois encore ces gens qui s’efforcent, de jour comme de nuit, de gérer l’enneigement de culture, d’entretenir les pistes, le snowpark et d’assurer la sécurité sur l’ensemble du  domaine. Nous avons essayé tout au long de la saison de vous faire découvrir les coulisses du domaine skiable grâce aux témoignages de ces personnes qui travaillent dans l’ombre. Nous espérons, avec ces articles, leur avoir rendu l’hommage qu’elles méritent et vous avoir donné quelques clés pour comprendre ce qui se cache derrière nos belles pistes.

Un big-up à notre Champion du Monde, JB Grange, qui nous a fait vibrer au fil des courses. C’était intense !

On en profite aussi de cette occasion pour vous dire merci. A vous tous qui avez profité des plaisirs de la glisse sur notre domaine. Sans vous, ça ne serait pas pareil !

Rendez-vous le 10 décembre 2011 pour un nouvel hiver ensemble !

Crédit photo

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Shooting nocturne à Valloire

15 avr 2011

Texte et photos : Guillaume CHERY-NAUMONT/ Vidéo : Yves Thollon

Début avril, une petite tripotée de riders et un photographe se donnaient rendez-vous sur le park pour quelques photos…

Hissam Sid sur fond d'Aiguilles d'Arves

Alors que la majorité des stations cherchaient le moindre flocon pour leur domaine skiable, à Valloire, une poignée de riders motivés (comme toujours !) s’est retrouvée sur le snowpark, invités par le photographe Guillaume Chery-Naumont, pour une fin de journée photoshoot au couché du soleil, à mi-chemin entre fin d’hiver et début d’été.

Gros chill en attendant la fermeture du domaine

Les Aiguilles d'Arves depuis le park

Dès la fermeture des pistes, la petite cabane du snowpark a vu arriver les meilleurs mauriennais de la discipline. Parmi eux, on a pu voir Vincent Rambaud, venu de la vallée voisine pour tricoter des spatules sur les modules de Valloire, Hissam Sid, toujours chaud pour quelques tricks, le snowboarder Fateh Hamadi et son caméraman Yves Thollon, mais également le fameux Flo Cuviller, ainsi qu’une poignée de rider locaux tels que Tony « Gino » Martin, Brieuc Le Guennec, ou encore Julien Malègue.

Julien Malègue
Hissam Sid, flashy à souhait

Une fois les derniers touristes redescendus à la station, et le soleil déjà bas à l’horizon, ce fut le moment de passer à l’action ! Les runs s’enchainent… Rails, big air, … Tous les modules du beau snowpark de Valloire, préparés pour l’occasion par les shapers locaux Loic Messier, Bastien Dobbels, et Yann Ribet, sont exploités. On en retient les énormes « flat 5 mute » de Flo Cuviller sur un ciel de feu, mais aussi Hissam Sid et Vincent Rambaud cherchant à faire les plus longs « 2.7 in gap to rail » sur le rail plat-descente, venant gratter que les derniers centimètres du rail !…

Ponçage de carres pour Vince Rambaud
Flo Cuvillier sur le rail au sommet du park

Module après module, les flashs crépitent, et les angles de prise de vue se diversifient, pour laisser la part belle au paysage majestueux du paysage qui s’offre à l’objectif. Une fois la Compact Flash remplie d’images, et la tête pleine de bons souvenirs, le moment est venu de redescendre à ski, à la limite de la nuit, par les pistes fraichement damées… Un régal pour cette bande de fous furieux bispatulés !

Vince Rambaud, cork 5 double japan
Flo Cuvillier, flat 5 mute

Le temps de partager une petite mousse au bar du coin histoire de clore ce photoshoot dans les règles de l’art, et chacun reprend la direction de sa station voisine.

Un dernier saut pour Vince Rambaud

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[Coulisses du domaine skiable] Skier en toute sécurité à Valloire

14 avr 2011

Photo: Guillaume Chery-Naumont

Vous les avez sans doute déjà vus voler au secours des blessés, remettre une banderole ou un jalon… Vous l’avez bien compris, aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre des pisteurs secouristes de Valloire, une équipe menée par Jean Dalbon, passionné par son métier.

Q : Présentez-vous en 15 sec top chrono !
J.D
: Je m’appelle Jean Dalbon, je suis marié, j’ai 2 filles. J’ai 32 ans de service à Valloire, où je suis responsable de la sécurité des pistes depuis 5 ans, suppléant de Monsieur Debroux François directeur de site.

Q : Combien de personnes travaillent avec vous ?
J.D: En ce moment, 18 pisteurs-secouristes travaillent avec moi : 11 ont leur premier niveau de pisteur-secouriste et 7 ont leur second degré. Parmi eux, 9 artificiers s’occupent du déclenchement des avalanches, 5 nivo-météo étudient le manteau neigeux et 3 sont chefs de secteur. Notre équipe est complétée par 2 régulatrices, qui coordonnent les secours et par une personne qui gère les sentiers  raquette et les igloos. Je m’occupe aussi du Snowpark, géré par Loïc Messier.

Q : Comment êtes-vous arrivé à ce poste de responsable de la sécurité des pistes ?
J.D: Je suis originaire de St Michel de Maurienne. Dès l’âge de 16 ans, j’ai passé mes diplômes de secouriste. Je suis rentré à la Croix Rouge de St Michel de Maurienne, avant de travailler à l’usine, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas fait pour moi. Je voyais les montagnes qui m’entouraient et je n’ai pas pu résister à l’appel de celles-ci. C’est comme ça que j’ai décidé de passer mon diplôme de pisteur-secouriste, en 1979. J’ai ensuite été embauché à Valloire en tant que pisteur-secouriste. Dans les années 90, j’ai passé le deuxième niveau de pisteur-secouriste, qui m’a permis d’accéder au poste de chef de secteur. Depuis 5 ans, je suis responsable de la sécurité des pistes.


Q : Avez-vous suivi une formation particulière ?

J.D
: Comme je vous le disais, j’ai passé les formations PSE (Premier Secours en Equipe), puis je me suis inscrit au test technique des pisteurs-secouristes. Une fois ce test validé, j’ai effectué un stage de 3 semaines dans une station. A l’issue de ce stage, j’ai passé mon examen, et obtenu mon diplôme de pisteur secouriste. Aujourd’hui, il faut avoir exercé pendant 3 ans son métier de pisteur secouriste pour passer une spécialité d’artificier, nivo-météo, maître-chien avalanche, ou son monitorat de secourisme. Chaque pisteur a la possibilité de passer des qualifications complémentaires tout au long de sa carrière.  Suivant les demandes et en accord avec la direction, nous envoyons les pisteurs-secouristes à l’ENSA (Ecole Nationale de Ski et Alpinisme) pour passer une spécialité qui leur permettra d’accéder à un poste à responsabilité, ou de remplacement de chef de secteur.

Q : Quelles qualités doit avoir un pisteur-secouriste ?
J.D: Il faut être en très bonne forme physique, très bon skieur, avoir une réelle conscience des dangers. Il faut aussi aimer le relationnel, car nous sommes en contact direct avec la clientèle.


Q : Quelle est la plus grosse difficulté de votre métier ?
J.D: La première difficulté, c’est de gérer les gros secours sur piste ou en avalanche. Nous devons faire face à des situations pas toujours évidentes. Nous faisons notre maximum pour venir en aide aux blessés.  Une autre difficulté est de trouver les solutions qui permettront de limiter les secours aux endroits connus pour leur nombre important d’accidents.

Q : A quoi ressemble la journée type d’un pisteur-secouriste ?
J.D: Nous commençons notre journée par l’ouverture des pistes. Nous vérifions que rien n’a bougé pendant la nuit et améliorons la sécurisation à certains endroits. Le pisteur-secouriste ferme éventuellement les pistes jugées dangereuses.

Il y a en permanence 2 pisteurs-secouristes sur les points hauts, pendant que les autres passent sur les pistes pour en assurer le contrôle et l’entretien. Ils enlèvent les cailloux, remettent les banderoles, les jalons, etc. A la fin de la journée, les pisteurs donnent l’état des pistes à leur chef de secteur afin qu’il contacte le chef de secteur damage. Ce dernier pourra prévoir le damage en fonction des informations qui lui auront été transmises.

Les pisteurs-secouristes terminent leur journée par la fermeture des pistes. Ils communiquent auprès des chefs de secteur les éventuels changements qui seraient apparus, enlèvent tout ce qui pourrait gêner le damage, et s’assurent qu’il ne reste pas un skieur sur les pistes. Il y a toujours un pisteur qui reste de permanence pendant ce temps, pour intervenir au cas où il y aurait un blessé de dernière minute.


Q : Quelles recommandations voudriez-vous faire aux skieurs et snowboarders ?
J.D: Je trouve qu’il n’y a pas assez de personnes qui portent le casque. Le casque devrait faire partie intégrante du ski. Beaucoup d’enfants et d’étrangers sont casqués, mais l’adulte français reste têtu. Les pistes sont trop bien entretenues, ce sont des boulevards. Les skis sont de plus en plus performants. Tout ceci fait que le skieur se sent en confiance, va plus vite, mais sans aucune maîtrise de sa vitesse. Cette année, les pistes sont dures et nous avons eu beaucoup de traumatismes crâniens.

Les pisteurs-secouristes de Valloire ont tous un casque à disposition. Son port n’est pas obligatoire mais fortement conseillé. Même si tous ne le mettent pas, il y a du progrès car la plupart l’ont sur la tête. Le service des pistes montre l’exemple.

Une autre recommandation que je souhaiterais faire, c’est que les gens respectent les règles de comportement sur les pistes. Ils n’adaptent pas leur vitesse en fonction de la piste sur laquelle ils évoluent. Ils vont beaucoup trop vite sur les pistes vertes et bleues. Un jour, nous serons obligés de polluer le paysage avec des panneaux pour leur rappeler de ne pas aller trop vite.

Enfin, j’aimerais que les gens tiennent compte des recommandations que nous leur faisons lorsqu’ils viennent nous demander conseil avant de s’engager en hors-pistes. Il n’y a pas si longtemps, quelqu’un est venu nous demander notre avis sur l’état du manteau neigeux. Le pisteur-secouriste lui a fortement déconseillé de s’aventurer en hors-piste, chose qu’il a faite. Nous sommes allés les chercher quelques heures plus tard dans une avalanche. Heureusement, il y a plus de peur que de mal.

Q : La neige n’est pas tombée en abondance cette année, comment s’est passé la saison pour les pisteurs-secouristes ? Quels enseignements avez-vous tiré de cette saison particulière ?
J.D: Cette année, nous avons fait de gros secours, à cause d’un manteau neigeux trop dur. Nous avons eu beaucoup de fractures et de traumatisme crâniens. Nous avons eu un peu plus de blessés cette année, par rapport à l’an dernier : 526 évacuations en 2011 contre 518 en 2010. Par contre, le nombre de collision a considérablement augmenté. Nous avons eu 47 collisions en 2011 contre 26 en 2010. Cette augmentation est due au manque de neige. Les collisions ont principalement lieu lorsque le trafic est fluide, notamment le samedi. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, en période de trafic dense, vacances de février par exemple, nous n’avons eu qu’une seule collision.

En termes d’enseignements à tirer de cette saison, nous avons toujours des endroits plus propices aux accidents que d’autres, et ces points feront partie du plan d’améliorations à apporter pour l’année à venir.

Q : Que fait un pisteur-secouriste en été ?
J.D: Ils sont tous saisonniers. Beaucoup d’entre eux sont artisans en été. De plus en plus de jeunes sont accompagnateurs moyenne montagne. Il y a aussi 3 maîtres-nageurs. La plupart travaillent en plein air, ils sont dans la nature toute l’année. En ce qui me concerne, j’ai une petite entreprise de peinture.

Q : Quelle est la question que je ne vous ai pas posée et que vous auriez aimé que je vous pose ?
J.D: Aimez-vous votre métier ? Oui, j’adore mon métier. On ne devient pas pisteur-secouriste du jour au lendemain, sur un coup de tête. Il faut aimer ce métier et la montagne, sinon on ne peut pas être un bon pisteur-secouriste.
C’est vraiment un beau métier, il faut être né pour ça. Vous devriez venir nous rendre visite sur place pour vous rendre compte !

Le rendez-vous est pris !

Merci Jean !Zonzon

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[Evénement] Le 61ème Challenge des Moniteurs du 18 au 23 avril 2011 à Valloire !

12 avr 2011

Pour la première fois, le rendez-vous annuel des pulls rouges aura lieu en Maurienne, et pas n’importe où, puisque la fin de saison tant attendue a élue domicile à Valloire ! Orchestrée par l’ESF Valloire, la 61ème édition du Challenge des Moniteurs se déroulera du lundi 18 au samedi 23 avril 2011.

Si le Challenge des Moniteurs permet à tous ces amoureux de la glisse de s’affronter dans leurs disciplines de prédilection, il est surtout l’occasion de se retrouver pour fêter la fin de saison de ski.

Pour que la fête soit totale, un sacré programme a été conçu : ball trap, paintball, Mountain Board, tournoi de tennis, tournoi de hockey, showroom des marques, tombola, concerts, défilé de vache, démonstration de fabrication du Beaufort, feux d’artifices, etc. Vous trouverez les détails du programme ici.

Les moniteurs apporteront même une touche de « vert » au grand tableau rouge, puisque des gobelets réutilisables toute la semaine et porte-gobelet à accrocher à la ceinture seront vendus pour 1€.

Ambiance festive garantie !

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Carte postale ensoleillée de Valloire !

6 avr 2011


Webcam de la Setaz – 13h41

Ski, Fiesta and Sun à l’occasion de la 2ème édition du Snowbreak de Valloire !

Rejoignez-nous nombreux pour profiter jusqu’à la fin de la semaine des dancefloors enflammés, de la chaude ambiance et des derniers plaisirs enneigés de la saison 2011.

A très vite !

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[Coulisses du domaine skiable] Comment dame-t-on les pistes à Valloire ?

4 avr 2011

Photo: Guillaume Chéry-Naumont

Nous poursuivons notre tour des coulisses du domaine de Valloire, avec Guy Portallier, responsable du damage à Valloire. En piste !

Q : Présentez-vous en 15 secondes top chrono !
G.P. : Je m’appelle Guy Portallier, j’ai 43 ans, je suis responsable du damage à Valloire depuis 3 ans. J’ai commencé ma carrière à Valloire lorsque j’avais 18 ans, en tant que perchman. Je suis ensuite devenu chauffeur-dameur en 1990 et je suis responsable du damage depuis 2008.



Q : Combien de personnes travaillent avec vous ?
G.P.: Je travaille en binôme avec Claude-Etienne Savoye, responsable du garage et des travaux d’été. L’un remplace l’autre en cas d’absence ou de congé.

En hiver, nous sommes une équipe de 15 personnes : 11 chauffeurs, 2 mécanos, Claude-Etienne et moi-même. 2 équipes de 3 personnes assurent le damage et une équipe de 2 personnes tourne pour les remplacer lors des journées de congé. Nous avons aussi 3 chauffeurs qui conduisent les deux machines à treuil. Nous assurons le damage des pistes, mais nous répondons aussi aux diverses demandes que l’on peut avoir. Par exemple, en ce moment, nous transportons des petits chalets qui seront utilisés pour le Challenge des Moniteurs.

En été, nous sommes 8 : 5 chauffeurs, 1 mécano, Claude-Etienne et moi-même. Nous préparons les pistes pour l’hiver. Nous faisons les terrassements nécessaires qui nous permettront d’économiser de la neige de culture en hiver. Nous faisons aussi un peu de transport, notamment pour transporter le fumier des agriculteurs du coin.

Q : Comment êtes-vous arrivé à ce poste de dameur ?
G.P.: J’étais chauffeur de camion dans les Travaux Publics en été. Lorsque j’ai su qu’il y avait une place de dameur, j’ai postulé. C’est comme ça que j’ai été pris et que je suis devenu responsable quelques années plus tard.

Q : Avez-vous suivi une formation particulière ?
G.P.: Non, je n’ai pas suivi de formation particulière. C’est un métier qui s’apprend sur le terrain. J’ai eu mon habilitation pour conduire les chenillettes / engins de damage. Cette habilitation se passe une fois avec le SNTF (NDLR : DSF maintenant).

Q : Quelles qualités doit avoir un dameur ?
Guy Portallier : Il faut de la patience, chose que tous les chauffeurs n’ont pas forcément. Il faut aussi aimer travailler la nuit. Je dirais également qu’il faut être passionné par le métier. C’est la passion qui fait la différence. Un chauffeur passionné fera des choses exceptionnelles alors que celui qui le fait pour avoir les journées libres produira un travail moins bon.

Q : Quelle est la plus grosse difficulté de votre métier ?
G.P.: Les horaires sont difficiles par rapport à la vie de famille. Une autre difficulté vient de la météo. Nos horaires de travail changent en fonction de la météo. S’il fait beau, nous travaillons le soir et s’il neige, nous travaillons le matin. Il faut savoir s’adapter aux horaires décalés.

Q : Vous êtes-vous fait peur en damant une piste raide ?
G.P.: Nous avons tous eu une appréhension au début, lorsqu’il y a de la pente. C’est l’histoire d’une ou deux fois, et puis cette appréhension disparait. Par exemple, nous avons un jeune qui devrait commencer à travailler avec nous l’année prochaine. Il vient avec nous depuis qu’il a 8 ou 10 ans. Je sais d’avance que lui n’aura pas peur. En revanche, une personne non habituée, qui ne connait ni l’adhérence ni les réactions de la dameuse, sera forcément angoissée en haut de sa première pente un peu raide.



Q : A quoi ressemble la journée (ou nuit) type d’un dameur ?
G.P.: Quand il fait beau, nous commençons la journée à 16h30. Nous allons au garage, ou à l’endroit où est garée la machine. Nous faisons une révision de celle-ci : vérification du niveau d’huile, de l’état de la chenille, etc. Ensuite, nous partons damer les pistes en fonction des directives données par les responsables de secteur. Il faut savoir que l’intégralité des pistes vertes et bleues sont damées tous les jours. Les pistes rouges, elles, ne le sont pas. Elles le sont parfois un jour sur deux ou lorsque l’état de la piste le nécessite. En ce qui concerne les pistes noires, nous ne les damons généralement qu’une fois par semaine le week-end. Nous laissons les bosses se former pour satisfaire ceux qui aiment skier ce genre de terrain. Plus on avance dans la semaine, plus les pistes noires sont difficiles, ce qui permet aux skieurs d’évoluer au fur et à mesure de leur séjour. La journée de damage se termine aux alentours de minuit, après avoir nettoyé et retiré la neige de la machine.

Lorsqu’il neige, nous arrivons pour 3 – 4 h du matin, et devons avoir quitté les pistes pour 9h00, soit l’ouverture des pistes.

Q : Comment vous répartissez-vous les zones à damer ?
G.P.: Une équipe est responsable de son secteur. Tous les chauffeurs sont capables de travailler sur tous les secteurs, sauf pour les pistes qui sont damées à l’aide d’une machine à treuil. Depuis que nous avons ce genre de dameuse, nous montons davantage la neige au lieu de la faire descendre, ce qui évite que les cailloux ne sortent, comme c’était le cas auparavant.

Q : Est-ce que le damage est identique quelque soit la piste, la saison, la pente, la température extérieure ?
G.P.: Il faut savoir que nous ne travaillons pas la neige de la même façon selon la période à laquelle nous nous trouvons. En janvier, par exemple, nous pouvons brasser la neige davantage car elle restera froide malgré tout. En revanche, en ce moment, nous évitons de trop la faire remonter car, en faisant cela, nous la réchaufferions ce qui la ferait fondre encore plus vite.

Q : La neige n’est pas tombée en abondance cette année, comment s’est passé la saison pour les dameurs ? Quels enseignements avez-vous tiré de cette saison particulière ?
G.P.: Nous avons fait beaucoup de travaux d’été pour éviter des mouvements de terrain trop importants. Nous avons apporté la neige depuis le bord de pistes sur les pistes. Globalement, ce manque de neige, nous a demandé plus de travail afin de mieux préparer la fin de saison, mais quoiqu’il en soit, nous avons toujours plus de travail à la fin qu’au début de la saison.

Q : Quelle est la question que je ne vous ai pas posée et que vous auriez aimé que je vous pose ?
G.P.: La question de la reconnaissance des clients. Elle a beaucoup évolué ces dernières années. Auparavant, les skieurs se moquaient bien de savoir comment la neige était travaillée, du moment qu’ils pouvaient skier. Cette tendance a changé. Cette année, nous avons eu de meilleures notes qu’avant dans les enquêtes de satisfaction clients. Ils se rendent bien compte que malgré le manque de neige, ils trouvent une très bonne neige et je dirais même une excellente neige ! Ce qu’il faut faire c’est venir faire un tour en dameuse pour se rendre compte du travail que cela représente !

Le rendez-vous est pris !

Merci Guy !

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[Coulisses du domaine skiable] Comment fabrique-t-on la neige à Valloire ?

31 mar 2011

Nous vous avions promis de tout vous dire des coulisses du domaine skiable, et avons commencé avec Loïc Messier, responsable du Snowpark. Aujourd’hui, Jacques Viallet nous fait découvrir le métier de Snowmaker !



Q  : Présentez vous en en 15 secondes chrono !
Jacques Viallet : Je m’appelle Jacques Viallet, j’ai 54 ans, et je suis responsable de la neige de culture à Valloire depuis 20 ans, ce qui correspond à la date de création de l’usine à neige ici. Je fabrique de la neige depuis 30 ans.

Q : Qui sont les autres membres de l’équipe de fabrication de la neige de culture ?
Jacques Viallet : Nous sommes une équipe de 3 personnes, complétées par 2 saisonniers pendant la période de production de la neige de culture, en novembre et en décembre.

Yves fait de la neige avec moi depuis 10 ans, c’est mon adjoint. Je l’ai formé et il me remplace lorsque je suis absent. Florent, c’est un jeune que l’on a formé l’an dernier. Il a débuté chez nous en alternance et nous l’avons gardé. Il vient de faire sa première saison avec nous en tant que professionnel.


Q : Comment êtes-vous arrivé à ce poste de responsable Snowmaker ?
Jacques Viallet : C’est un peu compliqué ! A la base, j’ai une formation de chaudronnier – soudeur. Après l’armée, j’ai décidé de reprendre mes études pour devenir métreur, suite à quoi j’ai pris une année sabbatique. J’avais envie de skier et c’est pour cette raison que je suis venu à Valloire pour occuper un poste de perchman. De fil en aiguille, je suis devenu soudeur puis mécanicien des remontées mécaniques. Lorsque les premiers enneigeurs ont fait leur apparition à Valloire, beaucoup de monde voulait s’en occuper, mais peu d’entre eux résistaient plus d’une semaine à ce poste. C’est dans ce contexte que j’ai été désigné pour m’occuper de la neige de culture. Je suis devenu responsable de la première usine à neige de Valloire qui comptait 64 enneigeurs. J’ai suivi l’évolution de la neige de culture depuis ses balbutiements jusqu’à aujourd’hui.

Q : Avez-vous suivi une formation particulière ?
Jacques Viallet : Comme je vous l’expliquais, je suis devenu responsable de la neige de culture par un concours de circonstances. Je n’ai suivi aucune formation, j’ai appris mon métier sur le terrain.

Q : Quelles qualités doit avoir un Snowmaker ?
Jacques Viallet : Il faut d’abord être célibataire ! (rires) Je plaisante, mais il est vrai que je passe plus de temps sur le terrain qu’à la maison. Il faut faire preuve d’une grande disponibilité, surtout au moment de la production de la neige de culture.

Il faut aimer les responsabilités, car c’est toute une économie qui dépend de la neige : les hébergeurs, les commerçants, etc. Quand la neige est là, ça se passe bien, mais lorsque ce n’est pas le cas, je vous garantis que je longe les murs.

Q : Quelle est la plus grosse difficulté de votre métier ?
Jacques Viallet : La plus grosse difficulté est de se conformer à la règlementation des droits de l’eau. Nous avons droit à un certain volume d’eau, qui n’augmente pas au fur et à mesure des années, contrairement au domaine skiable qui, lui, s’étend peu à peu. Nous avons des difficultés pour assurer un enneigement tout en respectant cette règlementation, ce que tout le monde ne comprend pas forcément.

Une autre difficulté importante concerne le stress et en particulier au mois de novembre et décembre. Je dois assurer un enneigement le plus rapidement possible, faute de quoi nous sommes obligés de casser les prix des forfaits en début de saison, ce qui crée un manque à gagner important pour la station.

J’ajouterais aussi qu’une des difficultés de notre métier est le travail dans le froid et la nuit. Personnellement, je passe beaucoup de temps au chaud, derrière mon ordinateur, mais il est vrai que ce n’est pas évident pour les jeunes de travailler dehors en pleine nuit avec des températures de -20°C ou -25°C !

Q : A quoi ressemble une journée type de Snowmaker ?
Jacques Viallet : Nous démarrons le travail à midi. Nous commençons toujours par regarder la météo du soir, puis nous passons au bureau pour vérifier si de nouveaux objectifs sont tombés. Il pourrait y avoir une course ou autre chose qui nécessiterait un enneigement particulier. Vers 19h30, nous allons à l’usine pour démarrer les machines, compresseurs, pompes, etc. Ensuite, nous partons sur le terrain faire des contrôles pendant 3 à 4 heures. Nous vérifions que les enneigeurs crachent bien de la neige et non pas de l’eau, que le vent ne décale pas notre production en dehors des pistes et que la neige est la plus froide possible pour être agréable à skier. Lorsque l’équipe de contrôle revient, nous faisons un point et poussons les machines à 100%. Nous prévenons les dameurs de façon à ce qu’ils puissent s’organiser pour étaler la neige et éviter les amas au milieu des pistes. Nous rentrons enfin chez nous, aux alentours de minuit.

Les enneigeurs sont programmés pour s’arrêter et démarrer automatiquement.

J’ai un système d’alarme à domicile qui se déclenche s’il y a un problème. Si cette alarme se met en route, je vérifie la panne sur l’ordinateur de contrôle que j’ai à domicile. Si je dois intervenir, j’appelle un collègue pour y aller ensemble. Nous n’allons jamais sur place seul pour éviter tout accident. Si la panne est importante, nous pouvons en avoir pour le reste de la nuit, sinon cela ne prend quelques heures.

L’autre équipe prend le relai à 7h00 du matin, avant la fin de la production prévue à 8h00. Ils font ensuite une analyse de la nuit, minute par minute et les réparations nécessaires.

Q : Racontez-nous comment est fabriquée la neige de culture ? (température, choix des lieux, etc.)
Jacques Viallet : Nous avons un plan d’actions avec des pistes prioritaires, qui est dicté par ma direction. Mon premier objectif est de faire en sorte qu’il y ait suffisamment de neige pour que les pistes relient les remontées mécaniques entre elles, tout en donnant la priorité aux pistes débutant. Dans le métier, nous appelons cela assurer l’ouverture commerciale. Mon deuxième objectif est de fabriquer une certaine quantité de neige par enneigeur de façon à terminer la saison avec de la neige sur ces mêmes pistes qui permettent de relier les remontées mécaniques entre elles.

Ensuite la production dépend de la température et du vent. Nous évitons de produire à des températures supérieures à -4°C parce que les coûts seraient beaucoup trop élevés. Nous prenons en compte aussi le taux d’humidité de l’air. S’il y a plus de 100 km/h de vent, nous ne produisons pas de neige de culture. Nous ne voulons pas produire pour les voisins !


Q : La neige n’est pas tombée en abondance cette année, comment s’est passé la saison pour les Snowmaker ? Quels enseignements avez-vous tiré de cette saison particulière ?

Jacques Viallet : Cette année, il a fait froid, ce qui a été une aubaine pour nous puisque nous avons pu produire la neige qui n’est pas tombée. Par contre, nous n’avons plus d’eau ! Nous avons atteint nos objectifs de production mi-janvier. Maintenant, nous attendons de voir s’il y aura assez de neige pour terminer la saison. Si ce n’est pas le cas, nous nous poserons des questions. C’est encore tôt pour tirer toutes les conclusions.

Q : Quelle est la question que je ne vous ai pas posée et que vous auriez aimé que je vous pose ?
Jacques Viallet : Est-ce que vous considérez que votre métier est pénible ? Oui il est très pénible, mais il me plait parce que j’aime bien travailler avec des challenges. Chaque année est un nouveau défi et c’est ce qui me stimule, même si c’est épuisant par moment.

Merci Jacques !

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Un tour du domaine skiable de Valloire sans se presser !

29 mar 2011

Envie de faire une belle balade à ski et en famille sur le domaine skiable de Valloire la week-end prochain ? Suivez le guide !

Pour commencer la journée, rendez vous au télécabine du Crêt de la Brive et admirez le village en contrebas qui devient de plus en plus petit à mesure que vous montez. Prenez la courte piste verte de liaison sur votre gauche avant d’embarquer sur le télésiège débrayable de Brive 2. Le temps de profiter du spectacle des freestylers sur les modules du snowpark et vous voilà déjà au sommet du Crey du Quart (2534 m).

Descendez les longues pistes bleues de Crocus, puis de Selles. Sur le télésiège de Montissot cherchez du regard sur votre droite les animaux sauvages qui se promènent tranquillement dans la zone protégée. Enchaînez sur la piste bleue de liaison Belette en prenant garde de bien tenir votre gauche pour rejoindre le téléski du Grand Plateau. Au sommet du fameux Grand Plateau (2524 m), vous pourrez vous extasier devant un panorama sur 360° à couper le souffle. De l’Aiguille Noire (2869 m), aux Aiguilles d’Arves en passant par la majestueuse Meije (3982 m) et tout le massif des Ecrins, ça mérite une pause photo !


Crédit photo : Armelle Solelhac – SWiTCH

C’est à nouveau une descente de plusieurs centaines de mètres de dénivelé qui s’offre à vous sur les pistes rouges de Gerboise et Mulot jusqu’au secteur des « Diseurs ». Laissez alors la brise vous raconter les plus belles légendes de la Vallée d’Or (l’origine du nom « Valloire ») à l’occasion de la montée par le téléski de Cornafond. Les plus téméraires d’entre vous emprunteront le télésiège et le téléski de Setaz 2 e& 3 pour s’éclater dans les bosses des pistes noires du Dahu ou de Cascades. Les autres continueront la balade sur la piste bleue de la Combe jusqu’au secteur de Thimel. De là, vous pourrez plonger sur la piste bleue de Linaigrette pour attraper le télésiège de Verneys. A l’arrivée, prenez la verte de Joubarde et les bleues de Rhodos et Moulin jusqu’au télésiège de Moulin Benjamin. Continuez par la piste bleue de Vidouse et le chemin tranquille de Myosotis (piste verte) jusqu’au pied du télécabine de Setaz. Si vous êtes fatigués, vous pouvez quittez les skis et prendre une navette qui vous ramènera à votre point de départ au coeur du village de Valloire.

Vous en avez encore sous le pied ? Remontez par le télécabine de Setaz et prenez la verte de Myosotis sur votre gauche à la sortie de la gare d’arrivée. Rentrez doucement par le télésiège de Montissot et la piste Rose – qui contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser est rouge ! Terminez par la bleue de Martagon et la verte des lutins.

Et voilà, la boucle est bouclée sans se presser !

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[Evénement] La 2ème JB Cup à Valloire

24 mar 2011

La deuxième édition de la JB Cup aura lieu le dimanche 3 avril 2011 sur le massif du Crey du Quart.

Au programme :

  • Le super-combiné de ski alpin organisé par le Ski Club de Valloire, la SEM Valloire, la Mairie et le Fan Club JB Grange. Il regroupera les poussins, microbes et super microbes.
  • Les deux épreuves, slalom et super G, seront ouvertes à tous, licenciés de la Fédération Française de Ski ou non.

Après la remise des dossards, dès 7h30 au pied de la télécabine de la Brive, les champions en herbe s’élanceront pour les slaloms et super G, et parce tout effort mérite réconfort, les petits champions pourront aller se détendre au cinéma, en regardant « Animaux et Cie » à 14h30. La séance sera suivie de la remise des prix et d’un goûter offert par le Fan-Club de JB Grange !

En tant que fervent supporter, Jean-Baptiste Grange sera présent ce jour-là. Et oui, il n’y a pas que les grands qui ont droit à leur compétition, les plus petits aussi !

Pour inscrire (auprès de l’ESF Valloire) vos « microbes », vous avez jusqu’au mardi 29 mars 2011 à 17h00 !.

Plus d’informations ici.

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